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La Physiothérapie pour enfants : ce qui est VRAI et ce qui est FAUX

Posté le 11/11/2015

La physiothérapie pour enfants : Ce qui est VRAI et ce qui est FAUX

par Élise Larouche, physiothérapeute

 

La physiothérapie chez les enfants, vous connaissez? À quel âge dois-je consulter pour mon enfant? Comment trouver un professionnel qui peut répondre à mes besoins? En quoi les traitements consistent-ils?  Pour quelles raisons devrais-je consulter si mon médecin ne montre pas d'inquiétude? Voilà de bonnes questions auxquelles je vous offre réponses.  

 

 Comment? À travers un court questionnaire. Je vous propose de jouer à VRAI ou FAUX pour trouver les réponses à ces interrogations et pour découvrir une profession qui gagne à être connue. La physiothérapie apporte plus que l'on tend à penser aux enfants, aux familles et aux autres intervenants. Voilà ma mission personnelle: Vous faire connaître une facette différente de la physiothérapie pédiatrique classique telle qu’on la connaît.

 

Prêt pour évaluer vos connaissances? 

 

Vrai ou Faux

1. Un physiothérapeute ne peut évaluer que les enfants qui sont en mesure de parler.

Faux  Le physiothérapeute spécialisé en pédiatrie reçoit la formation nécessaire et est habilité à recevoir un bébé dès sa naissance.  Par le non verbal du nourrisson, le thérapeute reconnait les inconforts de ce dernier et tente d'en trouver la ou les causes.  Par exemple, un enfant qui pleure instantanément quand on le place sur le ventre peut être inconfortable due à une mauvaise répartition du poids de son corps sur le sol.  Le thérapeute enseigne alors aux parents comment aider leur enfant à faire cette acquisition avec des touchers et des positionnements bien précis qui sont faciles d'exécution.  

 

2. Le physiothérapeute en pédiatrie est le spécialiste du développement moteur global de l'enfant. 

Vrai  Notre formation universitaire ainsi que toutes les formations continues effectuées après la graduation nous enseignent le développement moteur normal de l'enfant.  Ainsi, nous pouvons savoir avec exactitude si l'enfant accuse ou non un retard.  Par l'usage d'échelles d'évaluation, de nos connaissances, mais surtout grâce à notre observation, nous faisons ressortir les particularités reliées au développement qui sortent de la normale. Par exemple, un enfant qui se déplace assis au lieu d'utiliser le 4 pattes.

 

3. Je consulte un physiothérapeute en pédiatrie seulement après recommandation de mon pédiatre ou de mon médecin de famille.

Faux  Comme il est plus facile de prévenir que de guérir, il est recommandé de consulter un physiothérapeute pédiatrique pour avoir les conseils de base dès la naissance de l'enfant ou du moins, dès qu'une inquiétude se fait sentir.  Par la suite, il est fort possible que le thérapeute vous propose des suivis préventifs à raison d'une fois par mois par exemple.  Savez-vous qu'il est possible de prévenir les pieds plats, un dos voûté, des douleurs de croissance et bien plus?  Vous faites partie de ceux qui ont connu ces maux lors de votre croissance? Vous avez une bonne raison de nous amener vos petits trésors!

 

4. Tous les physiothérapeutes sont outillés pour évaluer un enfant de 0-5 ans.              

Faux  Un physiothérapeute ne devient  pas spécialiste en pédiatrie après trois ans d'université.  

On le devient :

  • avec le temps,
  • après avoir traité une grande variété de petits patients, 
  • en prenant des formations, 
  • en ayant des enfants (pour ma part).  

Pour obtenir la liste complète, je vous invite à consulter le site de l’Ordre des physiothérapeutes et des thérapeutes en réadaptation physique afin de trouver un professionnel en pédiatrie dans votre région.  

Voici le lien: https://oppq.qc.ca/

 

5. En physiothérapie pédiatrique, nous utilisons les mêmes interventions thérapeutiques qu'avec les adultes, soit l'usage de l'électrothérapie (les ultrasons, le Tens, le laser, etc.), le chaud et le froid et les exercices en gymnase.  

Faux  Par nos observations et certaines manipulations, nous sommes en mesure de comprendre la problématique rapportée par le parent ou le médecin.  D’abord, nous prenons le temps de mettre l'enfant et sa famille en confiance. Puis, c'est la plupart du temps par le jeu que nous effectuons notre évaluation.  Il en est de même pour les méthodes de traitements.  L'usage des jouets éducatifs, ballons, poutres et exercices d'équilibre font partie de notre quotidien. 

 

6. Au Québec, les traitements de physiothérapie pour enfants sont remboursés par l'assurance-maladie.

Vrai  Dans les milieux hospitaliers, les CLSC, les centres de réadaptation, les écoles (toute institution publique), les traitements sont dispensés par le réseau de la santé.  Dans ce type d'établissement, la personne présente sa carte d'assurance maladie et ne défraie aucun coût. Dans les établissements publics, un diagnostic précis est souvent requis et le délai d'attente est une réalité.  L'enfant doit être vu par un médecin qui signe une prescription pour un besoin particulier, que l'on remet à l'établissement de notre territoire.  Par exemple, un bébé avec un problème de démarche peut attendre quelques semaines à quelques mois avant d'être évalué à l'hôpital de sa région.  La prise en charge (fréquence et durée) est spécifique à chaque milieu selon son achalandage et la quantité de services disponibles.   

Faux La physiothérapie pédiatrique est aussi disponible en clinique privée.  « Privé » sous-entend que la personne défraie les coûts à la clinique et celle-ci émet un reçu au nom de l'enfant.  Le parent a le choix de faire une réclamation à ses assurances privées ou d’appliquer les frais à une déduction permise sur son rapport d'impôt.  Le montant pour une séance en physiothérapie dans le secteur privé varie entre 85 $ et 120 $.

 

7. Un retard d'acquisition de la marche ou une démarche sur la pointe des pieds sont de bonnes raisons de consulter un physiothérapeute pour enfants, et ce, peu importe l'âge.    

Vrai  Lorsque la maturation du système nerveux central (système du corps, qui inclut le cerveau et les nerfs, responsable de la motricité et du traitement sensoriel) se fait normalement dans la première année de vie, l'enfant devrait être apte à se déplacer à la verticale vers l'âge de 12 mois avec l'appui des talons au sol.  Si un délai se fait sentir, il est important de trouver la cause à ce délai et d'aider l'enfant à rattraper au maximum ses habiletés.   

Pour ce qui est de la marche sur la pointe des pieds, il est vrai qu'en état d'excitation ou simplement par curiosité, un enfant de 2 ans peut très bien utiliser cette démarche sans qu'il y ait lieu de s'alarmer.  Or, si cette attitude s'accentue et devient constante, une évaluation est conseillée afin d'en connaître la cause et d'y remédier le plus vite possible.  Si aucune intervention n'est faite, parfois l'enfant finit par perdre cette habitude à la puberté. Néanmoins, parce qu'il y a eu compensation, le déséquilibre de tonus musculaire s'est simplement transposé ailleurs dans le corps et il y a de fortes chances que l'enfant en ressente un jour les conséquences.

 

Maintenant que vous en savez un peu plus sur la physiothérapie pour enfants, rassurez-vous, dans mes billets futurs, je me donne la mission de vulgariser pour vous la petite histoire du système nerveux : ce qu’est un réflexe primitif, son importante contribution à la qualité de la maturation du système nerveux et, bien sûr, le lien avec la physiothérapie.  

 

Pour tout désordre postural ou problématique liée à la motricité, il y a un circuit moteur à travailler!

 

Élise v

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